Cam river story

Publié le par Bernard Bel

Une scène d’étudiants de l’Université de Cambridge en train de s’entraîner à l’aviron, sur un documentaire d’Arte diffusé hier, m’a remis en mémoire une fine blague de JK.
Un prof de Cambridge reçoit en visite un collègue d’Oxford, l’université concurrente. C’est un dimanche d’été, il fait très chaud, comme parfois en Angleterre.
— Mon cher collègue, puis-je suggérer que nous allions au bord de la rivière Cam pour nous réjouir d’une petite baignade ?
— Well, cher collègue, je crains de dire que je suis dans l’embarras parce que je n’ai pas apporté de bathing suit
— Never mind, my dear, c’est un accessoire totalement inutile ici, puisque les berges sont toujours dans le vide ! [La contrepèterie est un pur incident de traduction.]
— Alors, si vous le dites, devrions-nous essayer ?
Voilà nos deux distingués personnages en train de faire trempette des chevilles dans les eaux du fleuve, quand, soudain, apparaît à l’horizon un bateau rempli d’étudiantes en train de ramer vigoureusement vers leur plage. Gosh ! Le prof de Cambridge masque immédiatement de ses deux mains son embarrassment et les parties susceptibles de l’augmenter. Il jette un regard apeuré à son collègue et s’aperçoit, à sa grande surprise, que l’Oxfordien s’est couvert le visage… Le bateau passe devant eux dans une pouffée de rires. Le danger écarté, le professeur ne peut résister à l’envie d’apostropher son collègue :
— Er, I say, je suis choqué que vous n’ayez pas ôté de la vue de ces jeunes filles ce que décemment il convenait de cacher…
— Apprenez, cher collègue, que dans la prestigieuse Université où j’ai le privilège d’exercer, they recognise people by their faces ! (on reconnaît les gens à leur visage)
En visite à l’Université d’Edimbourg, j’ai raconté cette histoire alors que nous en étions aux ethnic jokes d’une fin de repas bien arrosé. Tout le monde a ri, sauf un homme, prof à Cambridge (UK)…

Publié dans HUMOUR

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