Machines

Publié le 14 Juin 2006

Ligeti est mort. Györgi. Compositeur autrichien né en Hongrie, rescapé du nazisme puis du stalinisme. Un grand bonhomme. Échelles harmoniques non tempérées, polyrythmes, illusions sonores… Si vous avez le courage de regarder jusqu’au bout « 2001, Odysée de l’espace » (je m’y suis attelé trois fois avant de recycler la cassette) vous entendrez son Requiem.

Tout un monde qui refait surface dans une vie que je croyais accomplie. Depuis janvier, on me contacte pour faire revivre un projet, j’ouvre les tiroirs poussiéreux, tout est là, servez-vous les gars, mes neurones sont en open source. Invitations : Graz en octobre, Edinburgh puis Londres en novembre. Reprise du rôle, retour en scène.

Mais Ligeti est mort. Merde. Un homme qui a écrit pour des machines. Mécanismes déréglés. Avant ma mort, j’écrivais des machines qui écrivent pour les humains.

Sa photo était dans Le Monde (14 juin page 30). Déjà passé… Je suis triste.

Rédigé par Bernard Bel

Publié dans #PRISES DE TETE

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